Le dimanche, c’est sacré

Que vous alliez à la messe ou faisiez la grasse matinée, le dimanche est un jour sacré.
Après avoir testé la messe gospel, aujourd’hui on a découvert la messe quaker.


Ce n’est d’ailleurs même pas tout à fait une messe, ils appellent ça un « meeting for worship ». Littéralement une réunion pour prier. Et ce fut exactement ça.
Nous avons eu un souci de métro (comme quoi, peu importe la ville, certaines choses ne changent pas) et sommes arrivées un peu en retard.
On est sorties de la station, on a traversé le quartier chinois, avec ces bâtiments modernes et au milieu:

quaker house

quarker house

.Une vieille bâtisse, construite en 1694, listée dans le « registre national des lieux historiques ». Elle grince, elle sent le bois et elle a l’air tout droit sorti d’un autre temps.

On est donc arrivées un peu en retard en se demandant si on allait pouvoir rentrer. (la messe quaker ne dure qu’une heure.). La porte était grande ouverte. Nous sommes allées nous asseoir discrètement dans une petite salle. Il y avait une série de bancs, installés en rectangle, proches les uns des autres (je n’avais jamais vu ce genre de disposition, mais comme il n’y a pas de prêtre ou pasteur, il n’y a pas besoin de faire en sorte que tout soit tourné vers une personne. Non on est vraiment ensemble).

Il devait y avoir 15 personnes, assises, certaines fermaient les yeux, d’autres non.

Je me suis assise et je me suis demandée ce que je faisais là. Méditer me donne des crises d’angoisse… Et puis fermer les yeux alors qu’on avait dormi à peine 5 heures c’était risqué…

J’ai regardé à droite, regardé à gauche, regardé mes mains. j’ai eu mal aux fesses, j’ai fait mes comptes dans ma tête, je me suis dit que je mangerais bien un m&m’s peanut butter (quand je dis un, je pense 23…), je me suis dit que ça ne ressemblait pas à ce que j’avais imaginé, puis j’ai inspiré et expiré, inspiré, expiré, j’ai baissé la tête, et j’ai continué à juste respirer. Et j’ai vidé ma tête.

Un homme à ma droite s’est levé, je ne l’ai pas regardé, il nous a lu un texte. Je n’ai retenu que « ne pas juger, faire attention aux divertissements de notre société qui nous éloigne du droit chemin », ce n’est pas ce qu’il a dit, c’est ce qu’il en reste dans mon esprit.

Puis le silence est revenu. Et le temps a passé, calmement.

Une femme à ma droite s’est levée et nous a indiqué que si nous n’avions pas atteint hum euh « l’état de grâce » qui nous aurait poussé à nous lever et à partager une pensée, nous pouvions le faire maintenant. Livrer un témoignage, dire un mot, partager une sensation.

Plusieurs personnes se sont levées. L’un a parlé de sa vie, de son combat contre la dépression nerveuse et nous a demandé de le « mettre dans la lumière », l’autre a évoqué sa difficulté à retrouver et ressentir « dieu » (ou la lumière) depuis quelques temps, et du fait de se pardonner, de se dire que même un petit pas est un pas. Il y a eu aussi un homme qui a parlé de l’équipe de débat de la prison de New York qui a réussit à battre celle d’Harvard, et du fait qu’on devrait investir plus de temps et d’argent dans les prisons, pour aider les prisonniers à s’en sortir. Il y a aussi eu un témoignage sur Einstein et son rapport au « créateur », il ne croyait pas à un dieu omniscient, mais il croyait à une force qui aurait mis le monde en marche.

Puis tout le monde s’est serré la main en se disant bonjour.
Il y a eu un temps pour des annonces et enfin on s’est présentés, un par un.

Après, il y a eu un temps de discussion, dans la salle principale. Avec café, thé et petits gâteaux. Chacun prend des nouvelles des autres. C’est vraiment agréable. Plusieurs sont venus nous parler.

On nous a expliqué que chacun avait sa propre manière d’aborder cette religion. Certains viennent aux « meetings », y pensent dans la semaine et voilà, d’autres sont beaucoup plus engagés. Comme une femme qui a décidé d’arrêter de payer ses taxes, parce que celles-ci servent à financer des choses contraires à ses convictions (comme la guerre). Elle sait qu’éventuellement elle finira en prison. Alors la communauté la soutient comme elle peut, l’entoure de « lumière » (J’aime ce principe d’imaginer quelqu’un dans la lumière, peu importe les croyances, je trouve cette phrase juste positive. Je crois effectivement qu’on est les premiers moteurs de notre bonheur).

welcome friends

Les membres de cette église s’appellent les « Friends ». Et ils sont effectivement très accueillants, et ouverts. Ça fait du bien de voir la religion sous une autre lumière, que celle que je trouve parfois un peu austère dans nos églises (je ne cherche pas à faire débat hein chacun ses croyances et tout et tout, mais les rares fois où j’ai été à l’église en France, je ne me suis pas vraiment sentie inclue, considérée. Et je pense vraiment que ça vient de chez nous. Parce que j’ai aussi assisté à une messe en Roumanie et ça avait été une sacrée expérience). J’aime la confiance qui se créé entre ces gens, qui finissent par tous se connaitre, mais aiment voir de nouvelles têtes. Les américains ont définitivement un grand sens de la communauté.

Bref j’ai aimé, je ne le ferais pas tous les dimanches, mais j’aime l’idée de savoir que ça existe. (Si vous voulez en savoir plus, juste par curiosité, cliquez ICI)

Puis sur les conseils d’une jeune femme rencontrée ici, nous nous sommes dirigées vers le New York hall of science.
En faisant, ne l’oublions pas, un important arrêt pour déjeuner. Nous avons trouvé notre bonheur dans le Flushing meadow park.

mouette

Il y a plein de grosses mouettes dans ce parc

Nous avons jeté notre dévolu sur une petite baraque qui vendait des plats d’Amérique du sud.

empanadas

Empanadas et plantain con quesos

Et ce fut délicieux, goûtu et gourmand.

Et comme c’est un parc, il y avait de nombreux squirrels, que j’ai enfin pu photographier (comme j’ai pu… ça bouge vite ces bestioles).
running quirrel

Run squirrel Run !

Le New York Hall of Science c’est une sorte de cité des sciences mais en plus vieux. Quoi que.. En fait ça dépend des salles. Disons qu’il y a des animations toutes belles toutes neuves, technologie de folie, et au milieu, des vieilles animations, sur lesquelles ont bavé de nombreux enfants, qui parfois ne fonctionnent plus.

On y est allées pour découvrir une exposition en particulier. C’est une salle entière, sur les murs et le sol sont projetées des images. Et nous, on se met là-dedans, on interagit. C’est à dire que nous sommes à l’intérieur du jeu vidéo. Le but est simple, il a 4 espaces: le désert, la jungle, le marais (et je ne me souviens plus du 4eme…) il faut y faire pousser des plantes, l’alimenter en eau, pour que l’écosystème se développe. Les actions ont des répercussions sur les différents espaces.

waterfall

La chute d’eau, sans laquelle tout meurt.

gabees power

Les supers pouvoirs de Gabrielle (elle est en train de planter des graines)

Il y avait un peu trop d’enfants (satanés mômes) qui du coup ne jouaient pas vraiment mais on a quand même pu bien profiter. J’ai aimé pouvoir planter des graines avec mes petites mains et voir les plantes grandir (les graines virtuelles et les plantes virtuelles, parce que le jardinage réel c’est salissant).

Le reste du musée se composait de différentes salles ayant chacune un thème. Et puis sur ce thème une série d’expériences. Une salle sur les mathématiques avec notamment une énorme machine qui nous explique les probabilités (des boules, une courbe, tout ça tout ça), une autre sur la lumière, les perceptions (tu regarde ta main droite, et son reflet dans un miroir, et puis tu bouges ta main gauche et là tu fais yyyuuuhh! weird! ton cerveau est tout perturbé, parce que tu bouges ta main gauche, mais lui il voit ta main gauche -qui est en fait le reflet de ta main droite- qui ne bouge pas).

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 On s’est beaucoup amusées dans la galerie des glaces

mold is life

J’ai appris que j’avais déjà donné la vie (mold is life…)

moving microbes

On a aussi vu des microbes au microscope (et maintenant vous aussi)

barbier science fill pas que princesse

J’ai aussi beaucoup aimé leurs produits comme cette poupée qui construit des robots et ce livre qui dit « toutes les princesses ne s’habillent pas en rose ». Ils avaient tout un rayon dédié aux femmes scientifiques et ça fait du bien, de mettre en avant un peu ces femmes souvent oubliées de l’histoire.

On est reparties en direction du métro. On avait pas prévu de passer toute l’après midi dans un musée des sciences, et c’est ça qui est bien…

glace

Le camion de glace comme dans les films, qui diffuse une petite musique entêtante. A chaque fois qu’on en croise un, on s’approche, en s’attendant à voir surgir à tout instant un clown psychopathe prêt à nous transformer en cône. Mais a priori, ici, ça attire plutôt des enfants affamés…

A demain pour de nouvelles aventures les loulous!

Roxane

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